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5 JOURS POUR PARLER DE TERRES ARIDES: LA 3IÈME ÉDITION DES TERRES ARIDES AFRICAINES

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5 JOURS POUR PARLER DE TERRES ARIDES: LA 3IÈME ÉDITION DES TERRES ARIDES AFRICAINES – 10 AUGUST 2016 : « Promouvoir le développement durable des terres arides africaines », tel est le thème retenu pour la 3ième édition de la semaine des terres arides africaines qui se tient du 8 au 12 août 2016 à Windhoek- Namibie. Cet évènement bi annuel organisé par l’Union Africaine en collaboration avec le gouvernement de la République de la Namibie, les plateformes du NEPAD/ TerrAfrica/ SIP NEPAD, l’agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, la FAO, l’UNEP, la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, le bureau régional du PNUD à Addis Abeba, la CEDEAO, l’UEMOA, le CILSS, la SADC, l’IGAD, l’ECASC, le secrétariat de l’UNCCD, l’UNCBD, l’UNFCCC, le GEF, le GM-UNCCD, l’UNISDR, le centre des terres arides de l’UNDP en Nairobi, l’ACMAD, l’African Forest Forum, le MESA, la CEMAC, l’IRDC, l’OSS, le CORAF/WECARD, l’IRD, le CIRAD, les CG-centers, la Wallonie-Bruxelles International, constitue une plateforme internationale de discussions, de partage d’expériences sur les initiatives, programmes, savoirs et savoirs faire sur la thématique des terres arides du circum Sahara.

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En effet, à la lumière de l’agenda 2063 de l’Afrique, des objectifs de développement durable, de l’accord de Paris sur les changements climatiques et la neutralité des terres dégradées de l’UNCCD, il est apparu crucial de prendre en compte les terres arides dont les potentialités et défis sont énormes.

Ces terres arides représentent 43% des terres africaines, ¾ des terres cultivées, 37% des terres arides mondiales et abritent plus de 300millions de personnes. Ces populations dépendent essentiellement des ressources naturelles pour leur subsistance. Ces chiffres tirés de la note technique sur les ressources foncières, les migrations et la sécurité globale dans le Sahel et la Corne de l’Afrique du Secrétaire Exécutif du CILSS Dr Djimé Adoum confortent l’idée qu’il est nécessaire de mettre en place des stratégies et politiques appropriées pour le développement durable de ces espaces. En effet, la dégradation des terres, les sécheresses récurrentes sont tant de défis qui s’opposent à ces terres. 1.9 milliards d’hectares sont affectés par la dégradation des terres, 12 millions d’hectares sont perdus à cause de la désertification : ces chiffres alarmants, entame de la présentation du Secrétariat de l’UNCCD par son représentant M. Cissé, ont campé le décor de la problématique de renforcement du capital de la terre. Prenant l’exemple de la Namibie qui perd chaque année 70 millions de dollars pour cause de sécheresses, le Ministre namibien de l’Environnement et du tourisme, président de la cérémonie d’ouverture de cette semaine, a quant à lui, invité les participants à participer à la conférence sur la sécheresse qui se tiendra du 15 au 19 août 2016 toujours à Windhoek où les réflexions se poursuivront.

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Approches holistiques de développement durable des terres, programmes de développement à l’exemple de l’initiative de la Grande Muraille Verte, de TerrAfrica ou encore du SAWAP, gestion des connaissances et partage d’expériences acquises, mise à l’échelle des bonnes pratiques sont tant de solutions qui permettront d’atteindre l’objectif de développement durable des terres arides. Cette semaine vient donc à point nommé pour un (i) partage des leçons et expériences dans la conduite de programmes de développement sur la résilience à la dégradation des terres et à l’impact des sécheresses, (ii) l’analyse des opportunités comprises dans les déclarations, (iii) le renforcement des synergies pour la mise en œuvre des initiatives telles que l’Initiative de la Grande Muraille Verte, TerrAfrica, SIP NEPAD…, (iv) le développement d’une communauté scientifique pour la mise en œuvre des initiatives sur les terres arides africaines.

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Ainsi, durant cinq jours, les participants venus d’organisations et institutions nationales, régionales et internationales échangeront autour des thèmes suivants : initiatives africaines sur les zones arides avec notamment les exemples de l’Initiative de la Grande Muraille Verte, de l’African Risk Capacity, du CILSS ou encore de l’agence panafricaine de la Grande Muraille Verte ; les opportunités et défis des zones arides africaines avec l’UICN et son expérience du pastoralisme, l’exemple de l’Afrique Australe avec le cas de l’Afrique du Sud et de la Namibie ; les investissements en zones arides avec une présentation de la Banque Mondiale sur la place des investissements dans l’agenda financier mondial ; les modèles innovants de gestion des ressources naturelles dans les zones arides avec l’association La Rose dans la gestion des systèmes d’oasis, l’exemple du feu comme outil de gestion dans les écosystèmes des zones arides par la Banque Mondiale; l’exploitation du potentiel des terres arides ou encore la réduction de la vulnérabilité dans les zones arides.

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Ces différentes thématiques ont été discutées sur la base de présentation d’expériences d’institutions qui œuvrent dans le domaine. Une visite terrain viendra clore cette semaine de réflexions, les dites réflexions qui se poursuivront à un niveau politique lors de la conférence sur la sécheresse qui se tiendra du 15 au 19 août 2016.