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Sauvegarder les dernières reliques forestières: cas de la Commune de CASSOU

CassouLa commune rurale de Cassou à l’instar des autres communes de la province du Ziro a la vocation particulière d’approvisionner les zones urbaines et péri-urbaines en bois de chauffe et de charbon. Son potentiel forestier fait par ailleurs de émigrés climatiques a la recherche de nouveau champs ; toute chose qui contribue a fortement dégrader ce potentiel.

« Avec l’arrivée massive des étrangers et le développement des activités d’agrobusiness, nous assistons impuissants à des défriches pour des besoins de nouveaux champs » dixit monsieur DIASSO, un autochtone du village de Cassou.

Conscient du caractère non renouvelable des ressources forestières et des pressions anthropiques dues à l’arrivée massive d’immigrés climatique, les populations de la commune rurale de Cassou avec la participation des autorités coutumières et administratives avaient délimité à l’époque une réserve forestière de 50 ha. C’est cette réserve qui constitue de nos jours la forêt communale ou bosquet communal de Cassou.

Malheureusement, en dépit des efforts des services forestiers et des structures locales de gestion, cette réserve subissait une forte pression anthropique du fait de son occupation par certains migrants pour la pratique de l’agriculture et de l’élevage extensifs. Les feux de brousses, la coupe abusive du bois, le braconnage y étaient également légion.

Pour réduire l’action anthropique dans cette forêt, la commune avec l’appui du projet SAWAP Burkina Faso, le deuxième Programme National de Gestion des Terroirs phase 3 a procédé en 2015, a son aménagement et à la matérialisation de ses limites.Ce sont des motifs de satisfactions qui s’expriment à travers les différents témoignages depuis l’aménagement de cette forêt.BF 3 Selon Mr Nignan, préfet de la commune, « cet appui du PNGT2 nous a permis de préserver les acquis de nos devanciers qui ont vu venir les menaces de la pression foncière sur leurs ressources forestières, en prenant le soin de délimiter 50ha de forêt pour la postérité. Cette resserve constitue actuellement l’un des poumons de Cassou qui est pleine urbanisation ».

Pour Monsieur Biyien, tradi-praticien, « les actions de réintroduction des espèces locales disparues ou en voie de disparition et le rappel des populations sur les règles de gestions de la forêt communale lèvent en moi la crainte de la disparition de certaines plantes médicinales que j’utilise pour mes prescriptions ».