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La quatrième conférence SAWAP est lancée: quelles perspectives pour le futur?

Un projet régional de renforcement de la résilience par le biais de services liés à l’innovation, à la communication et aux connaissances – BRICKS ; mis en œuvre par trois centres d’excellence régionaux : le CILSS, l’OSS, l’UICN; offrant des services de gestion de connaissance, de suivi évaluation et services géospatiaux, de communication et mise en réseau à un portefeuille de 12 projets d’investissement du Programme Sahel et Afrique de l’Ouest en support à l’initiative de la Grande Muraille Verte : le décor est ainsi planté pour la quatrième conférence du programme Sahel et Afrique de l’Ouest  qui se tient du 8 au 10 mai 2017 à Accra-Ghana.

DSC_0220Ainsi, une centaine de participants venus des 12 projets SAWAP (Burkina Faso, Bénin, Ethiopie, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Soudan, Tchad, Togo), des 3 institutions de mise en œuvre du BRICKS (CILSS, OSS et UICN), des institutions partenaires (Union Africaine, Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte, FAO, PIF, SOS Sahel, ISRA, EO4SD initiative/ELEAF), des partenaires techniques et financiers (Banque Mondiale, The GEF), sont réunis afin d’une part de s’assurer de la mise en œuvre cohérente des activités du projet et d’autre part, de partager et valoriser les résultats acquis dans la mise en œuvre du programme SAWAP.

DSC_0139La cérémonie d’ouverture qui a eu lieu ce lundi 8 mai 2017 a été présidée par le Ministre de l’Environnement du Ghana, Pr Frimpong Boateng, avec à ses côtés Dr Djimé Adoum Secrétaire Exécutif du CILSS représentant les 3 institutions de mise en œuvre du BRICKS, M. Henry Kerali Directeur Pays de la Banque Mondiale au Ghana, M. Elvis Tangem représentant la Commission de l’Union Africaine, M. Jean-Marc Sinnassamy représentant le Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF). Ces personnalités ont tour à tour ré affirmer leur soutien au SAWAP et rappeler son importance pour la région.

DSC_0110C’est ainsi que M. Henry Kerali de la Banque Mondiale a rappelé que les économies et existences des populations des terres arides africaines notamment du Sahel et de la Corne de l’Afrique dépendent des terres, de l’eau, de la nature et des autres ressources naturelles présentes. Ces ressources sont malheureusement dégradées par une gestion non durable entrainant par exemple dans un pays comme le ghana 50% du couvert végétal dégradé durant les 50 dernières années. Le challenge de restauration nécessite une vision et des actions synergiques entre institution. Il a donc salué des programmes comme celui de l’Initiative de la Grande Muraille Verte de l’Union Africaine et le programme Banque Mondiale/GEF: SAWAP, qui sont arrivés à mettre ensemble tous ces pays pour relever le défi de la dégradation des terres.

DSC_0123M. Elvis Paul Tangem, coordinateur de l’Initiative de la Grande Muraille Verte à la Commission de l’Union Africaine qu’il a représenté à cette conférence, a également appuyé le besoin de synergie énoncé par M. Kerali en rappelant qu’il s’agissait d’une des recommandations de la troisième conférence SAWAP tenue à Dakar en Mai 2016. Il a également insisté sur les nombreux bénéfices de l’Initiative de la Grande Muraille Verte pour la région avec les milliers d’hectares de terres dégradées restaurées, les millions d’arbres plantés, les conditions d’existence améliorées et les millions d’emploi créés au sein des communautés bénéficiaires. Cette initiative est donc devenue une plateforme politique, technique d’échange et de mise en réseau des capacités des pays, des organisations, des initiatives et des expertises pour notre continent africain. Il est donc temps de mettre en avant les résultats réalisés par le SAWAP et la Grande Muraille Verte pour des perspectives de financement et de collaboration futurs avec notamment l’implication du secteur privé, du mécénat et une action plus concrète des gouvernements.

DSC_0121M. Jean-Marc Sinnassamy représentant le Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF), bailleur de fonds du SAWAP a quant à lui mis un point d’honneur à signifier que le SAWAP est la réponse de la Banque Mondiale et du GEF au besoin de 12 pays en terme de solutions concrètes sur le terrain pour des résultats mis à l’échelle qui impacteraient plus d’un millions d’hectares gérés durablement et seraient bénéfiques à plus de 7.4 millions de personnes. Ainsi, le SAWAP a fait un focus sur les terres, les sols, l’eau, la nature, les services écosystémiques afin d’engranger la protection et la restauration de cette nature pour des conséquences économiques et sociales positives. « Cette conférence est le lieu pour discuter et montrer les résultats du SAWAP, pas seulement aux pays impliqués mais aussi à tout le continent, à tous les bailleurs de fonds et à tous nos partenaires ».

DSC_0116Ces résultats énoncés ont également  été brossés par Dr Djimé Adoum, Secrétaire exécutif du CILSS représentant les 3 institutions de mise en œuvre du BRICKS à savoir entre autres résultats la mise en place d’un portail régional pour le partage des connaissances, l’identification de 350 bonnes pratiques dans l’espace SAWAP dont une vingtaine d’intérêt majeur qui seront publiées, le développement et la mise en œuvre d’une stratégie de communication, le renforcement des capacités des experts en communication et gestion des connaissances, la réalisation d’un guide sur le suivi évaluation, le développement d’un géo portail, l’élaboration du rapport « state of the SAWAP », l’appui aux pays SAWAP etc. Ces résultats pertinents ont été rendus possibles grâce à la parfaite collaboration entre les structures de coordination et de mise en œuvre du projet. Il est à présent temps de dresser le tableau de perspectives mondiales pour le futur du SAWAP dans notre environnement.

DSC_0133Pr Frimpong Boateng dans son allocution officielle d’ouverture de cette quatrième Conférence SAWAP a, quant à lui, félicité la plateforme de scientifiques et politiques que constitue le BRICKS en vue d’échanger sur les défis de la Gestion Durable des Terres et des Eaux. Ces défis sont à son sens importants pour la protection de l’environnement et la facilitation du développement socio écologique de l’Afrique. Il a également traduit les remerciements du gouvernement du Ghana à l’endroit de la Banque Mondiale, des institutions CILSS OSS et UICN, du Fonds pour l’environnement mondial (GEF) pour leur apport conséquent et leur soutien aux pays. Le Ghana est impliqué dans le processus de Gestion Durable des Terres et des Eaux à travers différents projets qui ont permis de couvrir 5500 ha dans 118 communautés, d’impliquer 14000 utilisateurs de terre dans les pratiques de gestion durable des terres… Ainsi l’apport socio économique d’une bonne gestion des terres est sans conteste notamment pour la contribution à l’essor économique, la biodiversité, l’agriculture durable, la sécurité alimentaire et l’autonomisation des femmes.

Ces 3 journées d’échange, de partage et de réflexion sur les perspectives de ce Programme phare devront donc relever les ambitieux défis posés par les différents participants et parties prenantes présents.