full screen background image

2018, Une année charnière pour le projet SAWAP du MALI

Mme KEITA Aida M'BO

Mme KEITA Aida M’BO

Le Projet de Gestion des Ressources Naturelles et Changements Climatiques (PGRNCC) a tenu, le 15 février 2018, à l’hôtel azalai El Farouk, la 6è session ordinaire de son comité de pilotage. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Mme KEITA Aida BO. C’était en présence du coordinateur du PGRNCC, M. Boureima CAMARA aussi Directeur Général de l’AEDD et de l’ensemble des membres du comité de pilotage.
Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour de la session :
– l’examen et l’adoption du rapport annuel de 2017 ;
– l’analyse et l’approbation du programme de travail et du budget annuel 2018.
L’analyse des documents, lors de la session, va permettre de donner une nouvelle impulsion au PGRNCC en vue de renforcer les capacités des populations cibles pour leur développement en dépit des revers causés par les Changements Climatiques.
A l’issue des travaux, des propositions visant à préserver les acquis importants et à améliorer le futur du projet seront été faites.

Selon le rapport d’activités 2017 du projet, des réalisations importantes ont été faites au profit des communautés concernées et des services de gestion de l’Environnement au Mali. Il s’agit notamment :

  • de la mise en place d’un mécanisme durable de collecte, de traitement et de diffusion, particulièrement d’un « guichet unique » afin de faciliter le partage du savoir, le renforcement des capacités et d’éclairer la prise de décision sur les Changements Climatiques, la GDTE et la gestion du risque de catastrophe (GRC) et autres ;
  • du renforcement des mécanismes communautaires de prévention de l’utilisation incontrôlée, de la surexploitation et de la dégradation des ressources productives (parcours, terres agricoles, ressources en eau, forêts), à travers des outils de gestion et de la réglementation équitable de l’accès et de l’utilisation des ressources naturelles locales;
  • de la mise au point d’outils de gestion durable des forêts et au renforcement des compétences pour les trois forêts de la zone du projet (Lorack Bane, Gadiaba Kadiel et Ouagadou) et à la gestion des parcours, les corridors de pastoralisme pour accroître la résilience socioéconomique des ménages et réduire la pression du pastoralisme inapproprié sur les écosystèmes forestiers;
  • de la réduction de la vulnérabilité des populations locales, en leur offrant des opportunités d’emploi. Ceci à travers le financement d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) et l’accompagnement des bénéficiaires. 200 microprojets d’AGR ont été financés dont 89 projets pour les femmes soit 44,5%. Les bénéficiaires sont au nombre de 5988 dont 73,17% de femmes etc.

L’année 2017 a aussi été marquée par la mise en œuvre de plusieurs activités de terrain comme l’aménagement de périmètres pastoraux (balisage des limites, enrichissement et création de points), le balisage des pistes de transhumance, les activités d’afforestation dans le cadre de la création de forêts communales, la délimitation de massifs forestiers, la réalisation de plusieurs activités de communication, et de renforcements de capacités des différents acteurs. Malgré la poursuite ces activités de terrain, nous constatons une avancée majeure dans l’exécution du projet. En effet, pour l’année 2017, le taux d’exécution est de 75,40% sur le plan technique et de 88,96% sur le plan financier.
En termes d’avancement global pour les quatre années de mise en œuvre du projet, l’exécution technique est de 75,11% pour une exécution financière de 54,63%.

Dans son intervention, le Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable a rappelé que le PGRNCC a été identifié et formulé par notre pays comme une réponse, en vue d’asseoir de façon durable, la résilience des populations aux Changements Climatiques. Le PGRNCC. A ce titre, il vise à amplifier les pratiques de gestion durable des terres(GDT) à l’échelle de sa zone d’intervention. Il devrait ainsi permettre aux populations rurales des communes cibles de mieux valoriser leurs systèmes de production et leurs pratiques par une bonne intégration des techniques et des technologies de résilience pour faire face aux effets néfastes des Changements Climatiques. Selon Mme KEITA Aida BO, malgré les difficultés que le projet connait dans les zones d’intervention, des résultats significatifs et concrets ont été obtenus. Il s’agit, notamment de la formation et la sensibilisation des producteurs sur l’utilisation des instruments de prévisions hydrauliques et météorologiques et sur les pratiques simples d’adaptation aux Changements Climatiques en matière d’agriculture, d’élevage et de foresterie.

Il faut, aussi, citer la promotion de l’utilisation de l’agroforesterie améliorée pour la gestion durable des terres dans les aires adjacentes des trois forêts que sont Ouagadou, Gadiaba Kadiel et Lorack-Bane et l’appui aux initiatives de reboisement communautaire.

A 15 mois de la date de sa fin opérationnelle, le PGRNCC doit améliorer son taux de réalisation technique de 75,11% pour une exécution financière de 54,63%. Plusieurs raisons, dira le Ministre, justifient ce niveau de réalisation. Une situation qui doit interpeller toutes les parties prenantes et mérite surtout d’être examinée en profondeur afin de permettre au projet d’atteindre les objectifs fixés. Pour le Ministre, c’est en cela que l’année 2018 est charnière et décisive pour booster davantage le PGRNCC.
En effet, beaucoup d’activités majeures, lancées en 2017, devront être achevées cette année. Il faut retenir surtout l’acquisition de trois stations météorologiques automatiques pour les trois cercles bénéficiaires et la finalisation de la réalisation des points d’eau.

L’année 2018 sera la dernière année pleine de mise en œuvre pratique du projet. Les activités inscrites dans le PTBA 2018 sont des activités à forts impacts pour le décaissement et à impacts significatifs en termes de matérialisation, d’investissement, sur le projet. Les activités programmées pour 2017 non réalisées ont été toutes reconduites pour l’année 2018. Le coût ce plan de travail s’élève à Quatre Milliards Trois Cent Soixante-Douze Millions Deux Cent Quarante-Cinq Mille (4 372 245 000) Francs CFA.

En fin, au cours de l’année 2017, le PGRNCC a organisé et animé des séances de CROCSAD (Comite Régional d’Orientation de Coordination et de Suivi des Actions de Développement) au niveau des régions de Kayes et de Koulikoro et de CLOCSAD (Comité Local d’Orientation de Coordination et de Suivi des Actions de Développement) au niveau des cercles de Banamba, Nara et Nioro qui ont débouché sur des recommandations concrètes pour la suite des actions du projet.

Mme la Ministre, M. le Coordonnateur, M. le Conseiller Technique, M. le représentant de la BM

                                            Le présidium: Mme la Ministre, M. le Coordonnateur, M. le Conseiller Technique, M. le représentant de la BM

Mahamane KONATE

Responsable Communication PGRNCC