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Le Togo « déclenché » pour la Fin de la Défécation à l’Air Libre (FDAL)

Un exemple de latrine construite en fonction des moyens de l'habitant dans la région des Savanes

Le Togo « déclenché » pour la Fin de la Défécation à l’Air Libre (FDAL) :  Trésor sans prix, ils représentent la vie et sa continuité. Comme une poule aux œufs d’or ils exigent par conséquent un soin spécial pour leur développement et leur épanouissement.
Et pourtant, Les enfants, comme c’est d’eux qu’il s’agit, sont malades, souffrent, et innocemment meurent, parce que ceux qui sont censés les protéger sont voilés par un masque d’ignorance ou tout simplement de négligence qui donne peu de chance de survie à leur progéniture.
En effet, Plus de 20.000 enfants meurent chaque année au Togo de maladies liées à la défécation à l’air libre.
Halte à la défécation à l’air libre.  GBATANAGUE une localité située à une vingtaine de kilomètre à l’Ouest de la ville de Dapaong dans la région des Savanes au Togo accueille une délégation porteuse d’un concept :  L’ATPC (l’assainissement total piloté par la communauté)

Cette approche nouvelle qui fait son chemin a pour vocation de d’amener les communautés à analyser elles-mêmes leurs conditions sanitaires, à prendre collectivement conscience du terrible impact de la défécation à l’air libre sur leur micro environnement, leur santé et leur ressources financières déjà insuffisantes pour leurs besoins vitaux.

Premier et même exercice dans le village pour le groupe des adultes que celui des enfants :
Le déclenchement.
Les communautés sont amenées à cartographier le village, à localiser l’école, le marché, les cimetières, les points d’eau, leurs domiciles et surtout leurs lieux de défécation.

Deuxième exercice
Une invitée spéciale déplace royalement les communautés vers leurs lieux de défécation. C’est la marche de la honte.
Choc, dégoût et honte.
Retour de la marche
Un bon plat de nourriture est dégusté devant l’assistance, puis le reste est posé près d’un tas de caca. Peut-on continuer à consommer, si délicieux fut-il ?
Les réactions sont assez significatives.
Les 650 habitants de GBATANAGUE ont compris qu’ils consomment via les mouches leurs cacas et que tout le village et les points d’eau notamment les rivières sont inondés de 3,9 tonnes de caca par mois, source de maladies diverses diarrhéiques.
« Papa et maman je ne veux plus manger du caca » ces cris des enfants ont asséné le coup de grâce aux parents qui ont pris la résolution de creuser les latrines familiale afin de rendre toute la localité FDAL en 20 jours à travers l’entraide et la solidarité avec l’accompagnement de l’ONG ORESPSA.
Personne n’est en sécurité tant qu’un seul membre de la communauté ne met pas un terme définitif à la DAL et ne change pas son comportement en terme d’hygiène. Tous les villages déclenchés l’ont bien compris.
Le village de Tchiegle à une quarantaine de kilomètre au Nord-Est de la préfecture de Tône dans le canton de KOURIENTRE à atteint l’état FDAL depuis Février 2018. La fierté de la population est perceptible.

A GNABADJOANE à 20 km de Dapaong, village qui a été certifié FDAL depuis plusieurs années les témoignages sont tout aussi poignants :
D’autres villages déclenchés sont timidement en voie. Un ré déclenchement est nécessaire.

Cette tâche, M. SALAMI de l’UNICEF l’un des pionniers du concept APTC au Togo, l’a menée à NAMONDOUGBA à 10 km au nord de Dapaong où sur 96 latrines à construire 66 ont été réalisées. Le Chef du village LONGUITIBE Biyob, la responsable des clubs de Mères, l’Agent de Santé Communautaire et toute la population, morts de honte ont bien voulu disparaître quand leurs manquements ont été révélés au grand jour. Ainsi se sont-ils engagés à atteindre l’étape FDAL dans un bref délai.

L’APTC est une chaine dont l’un des maillons est principalement les masses médias. Les journalistes invités des quatre coins du Togo ont vécu ont été formés sur l’approche. Témoins fidèles des différentes phases du processus, ils jouent désormais leur partition dans la lutte contre la défécation à l’air libre. Un exemple ayant été fait avec franc succès à la radio communautaire de Dapaong dans une émission interactive.
Pour le mouvement Togo Sans Défécation à l’Air Libre (SANDAL), l’objectif est clair : atteindre : 1.206.000 personnes sur 3 ans. Joignons-nous tous à cette lutte pour préserver la santé de nos populations surtout celle de nos enfants car, « à plusieurs les bras soulèvent la montagne ».

 

La communauté de Gbatanague s'engage à construire des latrines pour chaque maison L'équipe de pilotage de l'ATPC en communion avec les popumations sur le terrain Monsieur SALAMI Fataou de l'UNICEF félicite le village de Thiegle qui a atteint la FDAL (1)

Désiré KOMOU