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SAWAP – MAURITANIE

Projet de Gestion Durable des Paysages

Le Projet a pour objectif de développement le renforcement de la gestion durable des paysages dans les écosystèmes productifs ciblés en Mauritanie.
La Gestion Durable des Paysages (GDP) se définit comme l’utilisation des ressources en terres et en eau, en tenant compte des besoins des fonctions de production et de services de l’écosystème à l’échelle plus vaste du paysage. Le projet cible les écosystèmes productifs dégradés présentant un potentiel élevé de préservation et de régénération de l’Acacia Sénégal et l’Acacia Seyal. Le projet cible respectivement la production et les fonctions de services de ces écosystèmes : (i) la gomme arabique, d’autres produits forestiers non ligneux et le fourrage ; (ii) la conservation de la biodiversité, la conservation des sols et des eaux, et le stockage du carbone dans la végétation et les sols.

La Mauritanie est située dans la tranche inférieure des pays à revenu intermédiaire et ses perspectives économiques sont affectées par la mutation démographique qui se caractérise par la croissance des populations urbaines, ainsi que par les enjeux climatiques. Ce pays très désertique enregistre une population d'environ 3,5 millions de personnes et un produit intérieur brut (PIB) par habitant de 1 270 dollars EU en 2013 ; le taux de croissance moyen du PIB de la Mauritanie a enregistré 4,9 % entre 2003 et 2013. La croissance économique dépend tant des ressources naturelles renouvelables que des ressources naturelles non renouvelables, l'exploitation minière, la pêche et le cheptel animalier contribuant respectivement à 38 %, 3 % et 20 % du PIB. Au cours de la dernière décennie, plus des deux cinquièmes de la population vivaient néanmoins en dessous du seuil de pauvreté national et, en 2008, presque la moitié de la population disposait de deux dollars par jour, voire moins, pour vivre. Les niveaux extrêmes de pauvreté et le plus grand nombre de personnes vivant dans la pauvreté se trouvent dans les régions rurales. Le niveau de pauvreté global, l'insuffisance des investissements dans le secteur social et autres secteurs productifs, la rigueur du climat, la pluviosité faible et aléatoire, l'insuffisance des systèmes de gestion en eau à usage agricole et la lenteur extrême du développement de l'irrigation sont des facteurs aggravants de cette situation. La faible productivité agricole touche la majorité des régions rurales du pays. La Stratégie en matière de sécurité alimentaire du pays (2011–12) et le cadre Stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP III, 2011) indiquent que 26 % de la population sont touchés par l'insécurité alimentaire, le groupe le plus vulnérable étant les femmes et les jeunes enfants

Contexte et justification d’un financement supplémentaire

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Carte des forêts sous gestion du PGFTR

Contexte du pays et problèmes sectoriels1. Le Bénin est un pays d’Afrique de l’Ouest de 114 762 kilomètres carrés, entouré par le Togo à l’ouest, le Nigeria à l’est, et par le Burkina Faso et le Niger au nord. Sa population est estimée à 9,3 millions d’habitants. Il est situé dans la région de transition semi-aride qui s’étend entre le désert aride du Sahara et les régions plus humides de l’Afrique équatoriale. Cette région va de l’Atlantique à l’ouest, jusqu’à l’océan indien à l’est. Ses limites latitudinales varient en fonction des précipitations. Les moyens de subsistance dépendent fortement des sols, de l’eau et des ressources végétales. L’état de ces ressources se dégrade régulièrement en raison de l’extension des établissements humains et de l’augmentation de la demande alimentaire eten bois de chauffage. Les sécheresses fréquentes, associées à l’utilisation non planifiée, non durable et mal gérée des terres et de l’eau (eau de surface et nappes phréatiques)et aggravées par la variabilité naturelle, ont tari les rivières et les lacs nationaux et transfrontaliers, tandis que l’érosion éolienne entraîne la perte de précieuses couches arables. La variabilité des précipitations, la dégradation des terres (le déboisement, les cultures intensives et le surpâturage) et la désertification ont un impact négatif sur la capacité des terres et des ressources en eau, déjà surexploitées, à garantir un flux de services écosystémiques nécessaires à l’allègement de la pauvreté, à la croissance économique ainsi qu’aux biens publics environnementaux régionaux et mondiaux, notamment le stockage du carbone dans les sols et la biomasse, l’alimentation des nappes phréatiques et les voies migratoires des oiseaux d’Afrique-Eurasie.

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Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) est chargé de la mise en œuvre du projet par l'intermédiaire de la Direction de la Protection de la Nature (DPN). Une Unité de Gestion du Projet (UGP), ancrée au sein du MEDD, assure les tâches de coordination et de suivi du projet. Le personnel de la DNP constitue le noyau de l’UGP que vient compléter une équipe de spécialiste recrutée par le projet. Au niveau local, trois UCR, une dans chacune des trois régions d'intervention du Trarza, du Brakna et du Gorgol, assurent la coordination du projet. Les UCR sont composées du personnel décentralisé du MEDD qui relève de l'UGP, et travaillent en étroite collaboration avec les hakims et des maires des communes situées dans les zones d'intervention du projet, et bénéficient de l’appui d'un animateur technique local. Télécharger le descriptif de la mise en oeuvre ici

 Connaissance, gouvernance et le partenariat entre les parties prenantes.

Sous-composante 1.1 : Renforcement des capacités de gestion durable des paysages, outils fondamentaux et partage des connaissances :

L'appui institutionnel et aux capacités sera accordé aux organismes gouvernementaux nationaux et locaux concernés pour renforcer leur capacité à intégrer les principes de GDP dans la valorisation et la régénération des écosystèmes dégradés, en mettant un accent particulier sur les écosystèmes de gomme arabique dégradés. Les communautés impliquées dans la production de gomme arabique recevront une formation adéquate. Le projet fournira également un appui au Ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD) dans l'élaboration d'outils de gouvernance, les activités de sensibilisation aux aspects financiers sur les exigences sociales et environnementales, dans l’appui aux échanges régionaux entre les associations de GDP locales ciblées, aux ateliers et aux activités de sensibilisation impliquant des réseaux d'intervenants, et dans le développement de produits de partage des connaissances pour atteindre un public plus large et mettre les connaissances à leur disposition.

Sous-composante 1.2 : Renforcement du suivi des services écosystémiques :

Le MEDD, et en particulier le département de la Planification, de la Coordination intersectorielle et des Données, et les partenaires locaux bénéficieront d'un soutien qui devrait leur permettre de suivre l'évolution de la production de gomme arabique et d'autres produits forestiers non ligneux et de fourrage, ainsi que l'évolution de la conservation de la biodiversité, la conservation de l'eau et des sols et la capacité de stockage du carbone dans la végétation et les sols en utilisant une approche participative. Pour ce faire, un système de suivi sera mis en place pour permettre d'évaluer l'impact des différentes pratiques de GDP soutenues par la sous-composante 2.1. Les résultats de l'évaluation de l'impact dans le cadre de cette sous-composante orienteront la réalisation d'autres investissements en GDP financés par le projet, et seront diffusés par le MEDD auprès des communautés recourant aux pratiques de GDP. Cette sous-composante soutiendra également une évaluation plus approfondie de la répartition géographique des écosystèmes producteurs de gomme arabique et des possibilités de renforcement des pratiques de régénération en ce qui concerne la disponibilité de l'eau. En outre, cette sous-composante soutiendra l’acquisition de certains matériels, équipements et véhicules d’accès, visant à faciliter l’opérationnalisation du système de S&E et le suivi des activités du projet dans les trois régions éloignées participantes où le projet sera mis en œuvre.

Sous-composante 1.3 : Favoriser le développement d'une chaîne de valeur durable de la gomme arabique :

Cette sous-composante lance le développement d'une chaîne de valeur durable de la gomme arabique en évaluant la situation actuelle et en formulant des recommandations politiques et règlementaires en vue de son amélioration, recommandations qui seront ensuite soumises au Gouvernement de la Mauritanie pour approbation.

 Pratiques de gestion durable des paysages

Sous-composante 2.1 : Investissement en gestion durable des paysages :

Cette sous-composante finance les investissements dans la GDP dans les 60 sites sélectionnés investissements que l’on peut classifier dans deux catégories : (i) les investissements participatifs dans la GDP qui appuient la régénération des écosystèmes producteurs de gomme arabique dégradés ; et (ii) les investissements qui répondent aux intérêts locaux immédiats et renforcent une gestion de l'environnement saine ; les activités relevant de cette catégorie ne seront financées que conjointement avec les investissements de la première catégorie et non de façon autonome.

Sous-composante 2.2 : Intégration de pratiques de gestion durable des paysages dans la planification du développement local :

Cette sous-composante soutient l'intégration des objectifs et des activités du projet dans les plans communaux locaux pour un renforcement mutuel, en étroite collaboration avec le LGDT et le Projet régional d'appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) tout récemment approuvé (26 mai 2015). Jusqu'à six plans de développement locaux sous régionaux intégrant la GDP, chacun concernant un certain nombre de communes dans l'une des régions de Trarza, Brakna et Gorgol, seront développés tout en tirant parti des efforts antérieurs si possible.

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Zone d'intervention du projet

Gestion du projet

Cette composante3 apporte son soutien au MEDD en finançant : (i) un atelier de formation sur la gestion et l'administration de projets, y compris la passation des marchés ; (ii) un atelier sur le lancement de projets ; (iii) le recrutement d'un consultant en S&E et d’un conseiller technique pour le renforcement des capacités au sein du MEDD ; (iv) l'embauche d'un cabinet d'audit externe pour la réalisation des audits externes annuels ; et (v) les coûts d’exploitation liés à la gestion de projets aux niveaux central et local (préparation de plans de travail annuels, de plans de passation des marchés et de budgets, coordination des activités, préparation de rapports intérimaires et financiers, passation des marchés et gestion financière).

Les enjeux à l’origine du PGDP sont la grande pauvreté rurale en Mauritanie, la désertification et la dégradation des terres et des forêts. Deux opportunités sont toutefois à saisir : le potentiel économique, culturel et social des éco systèmes, reconnu dans les documents de stratégie nationale; et la mobilisation mondiale pour faire face au changement climatique qui affecte tous les secteurs et tous les pays, crée un environnement favorable pour transformer les pratiques actuelles tant au niveau des investissements sur le terrain que dans les modes d’organisation des acteurs, qui ont conduit à la dégradation des ressources, pour développer une plus grande résilience et un meilleur équilibre entre les forces en présence, en instaurant de nouveaux modes de gestion intersectorielle participative.
Les capacités des acteurs à gérer durablement les paysages des éco systèmes ont été identifiées comme une des contraintes majeures sur lesquelles le projet peut agir, et faire une différence, dans le temps et les ressources données au projet.
Les écosystèmes de gomme arabique ont été ciblés. Étant donné la prévalence générale d’écosystèmes de production de gomme arabique dans la zone de transition entre le Sahara et le Sahel d’un bout à l’autre de la région SAWAP, l’impact du projet sur le développement et sur l’environnement est susceptible de s’étendre au-delà de sa durée de vie de cinq ans et de sa portée géographique.

La stratégie adoptée par le projet pour renforcer les capacités en matière de gestion durable des paysages repose sur deux résultats intermédiaires (ou composantes), d’importance équivalente et complémentaire: i) : les systèmes de connaissances, gouvernance et partenariats entre les acteurs de la gestion durable des paysages et du développement de la chaîne de valeur de la gomme arabique et ii) la pratique de la gestion durable des paysages sur le terrain, avec les communautés, à travers des investissements qu’elles auront identifiés.

Composante 1 Résultat escompté : base de connaissances des GDP renforcée au sein des différentes parties prenantes, système de gouvernance renforcé et partenariat plus efficace pour soutenir le développement du secteur.

Composante 2 Résultat escompté : Gestion renforcée des paysages producteurs de gomme arabique et meilleure intégration des aspects de GDP dans la planification du développement local dans les régions de Trarza, Brakna et Gorgol.
Composante 3 : Résultat escompté : Gestion efficace des projets et S&E