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SAWAP – TCHAD

Le Projet d’Appui à la Production Agricole au Tchad est une réponse du Gouvernement tchadien et ses partenaires au défi de la vulnérabilité des producteurs ruraux face aux changements climatiques et de l’insécurité alimentaire.
Financé à hauteur de 34.2 millions de dollars EU pour une durée de quatre ans, le projet vise à appuyer les communautés rurales et les organisations de producteurs à augmenter la production des espèces végétales et animales ciblées dans les zones du projet tout en développement des pratiques de Gestion Durable des Terres et des Eaux dans les écosystèmes vulnérables au climat.
Le projet sera axé sur des zones à fort potentiel où des augmentations sensibles de la productivité et de la production sont envisageables ou dont les problèmes de sécurité alimentaire et de pauvreté sont sérieux.

Objectif Général: Appuyer les communautés rurales et les organisations de producteurs à augmenter la production des espèces végétales et animales ciblées dans les zones du projet tout en développement des pratiques de Gestion Durable des Terres et des Eaux dans les écosystèmes vulnérables au climat. Objectifs spécifiques Améliorer l’accès des ménages ciblés à des semences améliorées et des aliments bétail ; Accroître la production végétale et animale et améliorer la productivité ; Améliorer la gestion durable des terres et des ressources en eau et appuyer la restauration et la protection des écosystèmes vulnérables; Apporter un appui institutionnel aux services techniques des ministères impliqués dans la mise en œuvre du projet ainsi qu’à la société civile

zone d'intervention du projet

zone d'intervention du projet

Le projet intervient principalement dans les cinq régions (Moyen Chari, Mandoul, Salamat, Guéra, et le Dar Sila) du pays. Les interventions du projet ont été géographiquement ciblées en tenant compte, à la fois, des besoins de développer des activités d’urgence (composante 1) pour soulager les populations et de combiner des actions d’urgence, de réhabilitation et de développement (composantes 2,3 et 4).

Ainsi, par rapport aux interventions d’urgence destinées à soulager les populations dans le cadre de la crise alimentaire, les régions ciblées font partie de celles affectées par la sècheresse durant les campagnes agricoles 2010-2011 et 2011-2012 et où les déficits alimentaires sont prononcés. Il s’agit des régions du Bahr El Gazal , Kanem et Guéra. Par rapport aux composantes 2,3 et 4, le projet a ciblé les zones au niveau desquelles l’augmentation de la productivité et de la production est jugée possible (notamment le Moyen Chari, Mandoul, Guéra, Salamat et Sila) et les défis de la sécurité alimentaire et de la pauvreté sont élevés. Dans le Guéra et Salamat, le potentiel d’accroissement de la production de sorgho, du bérébéré (comme culture de décrue), du maïs, du millet et du riz pluvial est considérable. Dans le Mandoul et le Moyen Chari, un bon potentiel existe pour augmenter la production de riz. Le Sila est un bassin important pour la production de céréales pluviales.

Stratégie de mise en oeuvre La stratégie de mise en œuvre du projet est axée sur :

  • Capitalisation sur les expériences passées et complémentarité avec l’existant;
  • Promotion d’un développement agricole durable
  • Amélioration des capacités de développement des populations Dispositif institutionnel

    Le dispositif de mise en œuvre du projet est conçu pour être simple et efficace. Le MAI assume la responsabilité globale du projet ainsi que les fonctions de gestion et de mise en œuvre. Le projet est hébergé par la Direction Générale de la Production Agricole et de la Formation Professionnelle (DGPAF) du MAI. Le comité de pilotage du projet (CPP) est présidé par le Secrétaire général du MAI. Ses membres comprendront tous les ministères clés directement concernés par le projet, à savoir le MEERH, le ministère de l'Hydraulique urbaine et rurale (MHUR), et le ministère de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et de l'Habitat (MATUH). Sous la supervision du directeur général de la DGPAF, l'UCP fonctionne avec le personnel à plein temps constitué de: un coordonnateur de projet, un spécialiste de la gestion financière, un spécialiste du suivi et évaluation, un sous-coordonnateur environnemental, un spécialiste de la passation des marchés, un comptable principal, un auditeur interne et divers agents de soutien. Une petite équipe environnementale (EE) constituée d'un spécialiste de l'environnement (SE), d’un spécialiste du suivi et évaluation, et d’un comptable est créée au sein de l'UCP, avec pour mission de coordonner la mise en œuvre de la Composante 3. Au niveau régional, cinq unités de coordination régionale (UCR) ont été créées pour servir de relais à l'UCP et faciliter la mise en œuvre des activités du projet aux niveaux départemental et local. Le personnel principal de l’UCR est composé de : cinq coordonnateurs régionaux, cinq spécialistes de l'agriculture, cinq spécialistes de l'élevage, cinq ingénieurs du génie rural et cinq comptables. Les Comités Départementaux d’Action(CDA) dans chaque UCR, sont chargé d’examiner et de valider les requêtes de sous projets soumis par les producteurs et communautés.

Le projet est mis en œuvre sur quatre ans et est structuré comme un prêt d'investissement spécifique (SIL) financé par un crédit IDA d'un montant de 25 millions de dollars EU et un don FEM/FPMA de 9,2 millions de dollars EU. Le don est octroyé par deux fonds fiduciaires différents, à raison de 4,6 millions de dollars EU pour le FEM (country STAR allocation and Sustainable Forest Management incentive) et de 4,6 millions de dollars EU pour le FPMA. Le financement du FEM soutien les activités de GDTE, tandis que celui du FPMA prend en charge les coûts supplémentaires destinés à améliorer la résilience par rapport au climat des activités soutenues par le projet. Le crédit IDA mobilise des ressources auprès des bénéficiaires, et éventuellement, d'autres partenaires au développement. Les bénéficiaires du projet (communautés et organisations de producteurs) contribueront aux microprojets et sous-projets, essentiellement à travers des contributions non monétaires sous forme de matériaux ou de main-d'œuvre. Le projet travaille en étroite coordination avec les projets soutenus par l'AFD, l'UE, la BAD, le FIDA et d'autres bailleurs de fonds, afin de tirer parti des synergies potentielles et d’éviter la duplication des efforts.

Le PAPAT comprend cinq (5) composantes : (i) Fourniture d’intrants agricoles d’urgence, (ii) Appui à la production alimentaire, (iii) Gestion durable des terres et des écosystèmes, (iv) Renforcement des capacités des Organisations de producteurs et soutien institutionnel aux services publics, (v) Gestion et coordination du projet.

L’objectif global de la composante est d’améliorer l’accès des ménages ciblés à des semences améliorées et des aliments bétail dans le but d’améliorer les moyens de vie , assurer la sécurité alimentaire, et prévenir la décapitalisation dans le domaine de l’élevage dans le nord du Tchad affecte par la sécheresse.

L’objectif général de cette composante est d’accroître la production végétale et animale et d’améliorer la productivité. La Composante 2 comprendra deux guichets consacrés respectivement aux investissements en faveur des communautés (microprojets) et aux investissements destinés aux organisations de producteurs (sous-projets). Ce dernier guichet sera utilisé pour acheminer les ressources vers deux groupes de bénéficiaires : les organisations de producteurs (50 %) et les groupes de femmes (50 %). La Composante 2 comprendra trois sous-composantes, correspondant aux trois groupes cibles : i) infrastructure agricole de base pour les communautés rurales ; ii) investissements productifs pour les organisations de producteurs ; et iii) activités génératrices de revenus pour les femmes.

Cette composante complète les investissements financés au titre des microprojets et sous projets de la Composante 2 afin d’améliorer l’efficacité, la soutenabilité et la résilience climatique des investissements productifs. Elle contribue à promouvoir la gestion durable des terres et des ressources en eau et appuyer la restauration et la protection des écosystèmes vulnérables. Cette gestion durable de terres et des écosystèmes soutien les enjeux intégrés de la forêt et de la biodiversité telle qu'ils apparaissent au niveau plus vaste du paysage/écosystème, et liés à l'expansion agricole et à la vulnérabilité au changement climatique. La composante touche les mêmes régions ciblées par le projet à l’exception de Kanem et Bahr El Ghazel qui sont touchées par la fourniture d’urgence des intrants.

L’objectif général de cette composante est d’appuyer la mise des Composantes 1, 2 et 3 du projet. La Composante 4 apportera un appui institutionnel au MAI, au Ministère de l’Environnement et des Ressources Halieutiques (MEERH) et au ministère du Développement Pastoral et de la Production animale (MDPPA), ainsi qu’à leurs services décentralisés impliqués dans la mise en œuvre. Cet appui est utilisé pour : i) aider les communautés et organisations de producteurs à préparer et exécuter leurs investissements ; ii) fournir aux Conseils ruraux (CR) des services pour les aider à suivre, gérer et entretenir l’infrastructure ; iii) fournir des services, y compris de formation, aux organisations de producteurs dans les domaines de la santé et de la nutrition animales ; et iv) contribuer au suivi des activités appuyées par le projet. La Composante 4 appuie également les organisations faîtières de producteurs. L’UCP a établi un protocole d’accord avec chacun des agences d’exécution, qui précise quel type d’appui fournir. La Composante 4 finance également des ateliers, des formations et des séminaires destinés aux prestataires des services publics. Le budget couvre les biens et équipements, les services de conseil, la formation, les voyages d’étude et les coûts de fonctionnement. La Composante 4 sera constituée des sous-composantes suivantes : i) Sous-composante 4.1 : Appui au MAI (1,60 million de dollars EU de l’IDA) ; ii) Sous-composante 4.2 : Appui au MDPPA (0,65 million de dollars EU de l’IDA) ; iii) Sous-composante 4.3 : Appui au MEERH (2,21 millions de dollars EU du FEM) ; et Sous-composante 4.4 : Renforcement des organisations faîtières de producteurs (0,17 million de dollars EU de l’IDA).

Les résultats escomptés du projet sont :

-989 900 tonnes d’accroissement de la production des cultures vivrières ciblées, par les bénéficiaires directs dans les régions ciblées :

- 650 000 ovins, 1 178 500 caprins, 10 878 400 volailles et 24 400 porcs augmentés par les bénéficiaires directs dans les régions ciblées :

- 9500 hectares de surfaces supplémentaires bénéficient des pratiques de gestion durable des terres et de l’eau (GDTE)

- 95300 personnes bénéficiaires directs du projet dont 32%) des femmes touchés

- 15000 ha de cultures réalisés dont 11250 ha de sorgho pluvial et 3750 ha de sorgho de décrue aboutissant à une production de 10500 t de céréales

- 42500 têtes de bétail (moutons, chèvres et bovins) Sauvegardées

- 180 microprojets d’infrastructures rurales réalisées

- 260 sous projets relatifs aux activités de production réalisés au bénéfice des organisations de producteurs

- 220 sous projets d’activités génératrices de revenus réalisés au bénéfice de femmes

- 03 pratiques innovantes de gestion durable des eaux et des sols introduites dans les zones ciblées par le projet

- 40 microprojets FEM/FPMA mis en œuvre à temps en rapport avec les microprojets de la composante 2

- 200 groupes communautaires formés à la gestion durable des eaux et des sols (GDES) et à la résilience climatique;

- 6000 producteurs ont reçu des conseils agricoles ou de la formation.

De manière global, les résultats obtenus par le projet en fonction des composantes et thématiques peuvent se résumés ainsi qu'il suit

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Filet Hadjaraye

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