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SAWAP – TOGO

Le Projet de Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT) est né de la nécessité pour le Togo de réduire significativement sa vulnérabilité face aux catastrophes. Depuis 2012, le projet œuvre au Togo autour de 4 composantes : Renforcement institutionnel et sensibilisation, Activités communautaires d’adaptation aux changements climatiques et de gestion durable des terres, Système d’alerte précoce, de suivi et connaissance et Gestion de projet.

L’enveloppe financière mobilisée d’un montant de 16 947 408 USD a pour bénéficiaires les structures étatiques impliquées dans la gestion des inondations, les communautés vivant dans les zones inondables au Togo, les communautés installées dans les zones de tampon des aires protégées, les organisations de la société civile…

Les objectifs de développement du  Projet de Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT) sont : (i) renforcer les capacités des institutions ciblées à gérer les risques d’inondation et de dégradation des terres dans des zones rurales et urbaines ciblés ; et (ii) étendre la gestion durable des terres (GDT)dans les paysages ciblés et dans les régions climatiquement vulnérables du Togo.

COMPOSANTE 1: RENFORCEMENT INSTITUTIONNEL ET SENSIBILISATION

La composante Renforcement Institutionnel et Sensibilisation se décline en trois sous-volets: i) Le renforcement des capacités institutionnelles sur la gestion des risques de catastrophes et la gestion durable des terres (fourniture d’équipements, renforcements de capacités), ii) la sensibilisation/campagne d’information ciblées aux niveaux national et local, iii) la formation des différentes parties-prenantes (ONG, Associations communautaires de base, Services déconcentrés de l’Etats …).

COMPOSANTE 2 : ACTIVITÉS COMMUNAUTAIRES D’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET DE GESTION DURABLE DES TERRES

Trois sous-volets caractérisent cette composante : i) les Activités communautaires dans les bassins fluviaux et les zones inondables ; ii) les Activités communautaires sur les terres en culture et les pâturages ; iii) la Gestion durable communautaire des forêts et des zones humides.

COMPOSANTE 3: SYSTÈME D’ALERTE PRÉCOCE, SUIVI ET CONNAISSANCE

Cette composante concerne essentiellement le système d’alerte précoce (SAP), les études et connaissances ainsi que le suivi de l’environnement.

COMPOSANTE 4 : GESTION DU PROJET

La composante Gestion du projet concerne essentiellement la gestion administrative et fiduciaire du projet.

La mise en œuvre du PGICT a bénéficié à plusieurs acteurs :

Acteurs étatiques : Ministère de l'environnement et des ressources forestières et ses directions centrales et régionales, Direction Générale de la Cartographie, Direction Générale de la Météorologie Nationale, Direction des Ressources en Eau, Secrétariat Technique de la plateforme nationale Réduction des Risques de Catastrophe, Institut de Conseil Agricole et Technique (ICAT), Institut Togolais de Recherche Agronomique, Corps des Sapeurs Pompiers/ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, Service de l’hydrologie, Direction de l'assainissement, Défense nationale ; Directions régionales et préfectorales de l’Agriculture, Institut national de formation agricole (INFA) de Tové.

Acteurs autonomes et décentralisés: Direction générale de l'Office de développement et de l'exploitation des forêts (ODEF), Agence nationale de gestion de l'enseignement (ANGE) ; les Mairies de Tsévié, Atakpamé, Sokodé et Tchamba ; les Agences d'appui aux initiatives à la base (AGAIB) des cinq régions .

Acteurs non-étatiques : ONG/Associations et leurs faitières, Croix-Rouge Togolaise, Organisations communautaires de base (Comité de Développement de Quartier /Comité Villageoise de Développement /Comité Cantonal de Développement, Groupements de producteurs, etc.), et des populations vulnérables des zones ciblées, et communautés locales.

Organes de presses et des médias publiques et privées du Togo.

Les parties prenantes du Projet sont:

LES MINISTÈRES

  • Ministère de l ’Environnement et des Ressources Forestières
  • Ministère de la Communication et de la Protection Civile
  • Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Hydraulique
  • Ministère de la Santé
  • Ministère de l’Action Social
  • Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de Vie
  • Ministère de l’Administration Territoriale
  • Ministère de l’Economie et des Finances
  • Ministères des Infrastructures
  • Ministère de la Défenses

LES DIRECTIONS ET STRUCTURES AUTONOMES

  • Corps des sapeurs pompiers
  • Agence Nationale de la Protection Civile
  • Direction des Ressources Forestières
  • Agence Nationale de Gestion de l’Environnement
  • Directions Régionales de l’Environnement et des Ressources Forestières
  • Direction de la Gestion des Catastrophes
  • Direction des Ressources en Eau
  • Institut Technique de Recherches Agricoles
  • Institut de Conseil et d’Appui Technique
  • Institut National de Formation Agricole
  • Direction du Cadre de Vie
  • Direction de la Cartographie Nationale
  • Direction de l’Assainissement
  • Préfectures
  • Mairies
  • Direction du Financement et du Contrôle de l’Exécution du Plan
  • Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Nationale
  • Direction du Contrôle Financier
  • Direction de la Météorologie Nationale

LES PARTENAIRES A LA BASE

  • Coordinations régionales de l’Agence d’Appui aux Initiatives à la Base (AGAIB)
  • Organisations de la Société Civile (ONGs, Associations, Croix Rouge Togolaise, etc.)
  • Organisations Communautaires de Développement à la Base (CVD, CDQ, CCD)
  • Secteur Privé (Sociétés prestataires de services, de fournitures, consultants, etc.)
  • Les populations à la base

Téléchargez l'organigramme ici

Le PGICT est financé par le Groupe de la Banque Mondiale , l’Union Européenne, le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), la Facilité mondiale pour la réduction des catastrophe et le relèvement (Global Facility for Disaster Reduction and Recovery - GFDRR), l’initiative TERRAFRICA du NEPAD, et le Gouvernement du Togo.

Pour la réduction des risques et des catastrophes, le Programme de Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres met l’accent sur l’amélioration communautaire des canaux de drainage dans les localités vulnérables, les travaux communautaires pour le défrichage et l’entretien des canaux et des caniveaux, le renforcement des berges des cours d’eau, les activités de désenvasement des cours d’eau et des retenues d’eau, et le reboisement des berges des cours d’eau.

Les activités relatives à cette thématique auront donc pour but de :

- Restaurer les berges des cours d'eau avec bambou, pyrophytes etc.;

- Développer des pépinières d'espèces spécifiques pour le reboisement des berges;

- Restaurer les voies naturelles d'écoulement des eaux ;

- Désenvaser les retenues d'eau dans les régions ;

- Élaborer des plans d'aménagement participatif de trois bassins versants (zones humides : ZIO, OTI, MONO);

- Construire des caniveaux pour le drainage d'eaux de pluies dans les zones urbaines et rurales inondables;

- Appuyer la Croix Rouge à renforcer le système d'alerte précoce communautaire;

- Équiper les trois services du centre du Service d'Alerte Précoce (Service de météorologie, Service de l’hydrologie, Croix rouge) en matériel et autres équipements pour les collectes et la diffusion des données;

- Développer un mécanisme d'alerte précoce multirisques couvrant les zones vulnérables.

En matière de Gestion Durable des Terres, les meilleures pratiques sont pilotées et promues avec un accent sur l’introduction des pratiques agricoles durables qui augmentent l’adaptation aux changements climatiques. Ces activités ciblent les besoins des zones locales pour accroître les pratiques de Gestion Durable des Terres de sorte que les communautés puissent choisir les techniques les plus appropriées pour leur environnement. Ces techniques sont entre autres le reboisement, l’agro foresterie, la gestion intégrée de la fertilité des sols, le paillage et les débris végétaux, la gestion des feux, la gestion du fumier, etc.

Les actions consisteront donc à:

- Développer et vulgariser les technologies de gestion durable des terres et de l'eau ;

- Restaurer des flancs de montagnes par la reforestation et la protection contre les feux de brousse ;

- Réaliser une étude sur la cartographie des bonnes pratiques de Gestion Durable des Terres dans les quatre (4) zones agro écologiques du Togo ;

- Élaborer un guide de bonnes pratiques de Gestion Durable des Terres, Gestion des Risques et Catastrophes et Changement Climatique pour la vulgarisation dans les langues locales ;

- Actualiser la carte d'occupation, d'utilisation de terres et de l’état de dégradation des sols du Togo ;

- Actualiser la carte topographique des zones vulnérables aux inondations pour les régions maritime et savanes ;

- Former des agents de vulgarisation pour la promotion et l'application des techniques de Gestion Durable des Terres et techniques résilientes aux changements climatiques.

En ce qui concerne la Gestion durable communautaire des forêts et des zones humides, les interventions du Projet consistent à apporter une assistance dans la préparation des plans de financement durables et dans la mise en place de petites activités génératrices de revenus dans et autour des aires protégées et des forêts sélectionnées afin de réduire la pression sur les ressources forestières et restaurer les services d’écosystème. Un système national de suivi du climat et de la terre, y compris des données géo-spatiales, est élaboré pour suivre la couverture végétale et l’utilisation des sols (culture, pâturage/parcours, forêt, zone humide, aire protégée et autres catégories pertinentes) et apporter des estimations de séquestration de carbone dans les zones sélectionnées du projet.

Les activités auront pour but de:

- Appuyer la restauration des forêts communautaires ;

- Elaborer des chartes et des plans de gestion communautaires des forêts ;

- Elaborer des plans d'aménagement participatif et durable de 03 aires protégées ;

- Réaliser le suivi de l'utilisation de la couverture végétale et des feux de brousse ;

- Rendre opérationnelle une unité de suivi écologique pour le suivi des feux de brousse, de l'utilisation des terres, et de la couverture végétale ;

- Equiper les villages riverains des Aires Protégées en outils de gestion des feux de brousse.

Dans la perspective de l’adaptation aux effets des changements climatiques, le PGICT développe des petits projets qui procurent des revenus aux communautés à la base de manière durable afin de réduire la pauvreté, la pression sur les ressources naturelles et restaurer les services d’écosystème dans les aires protégées, et de renforcer de la résilience des populations face aux effets des catastrophes.

Les activités menées auront pour objectif de:

- Développer des Activités Génératrices de Revenu au profit des populations riveraines (Groupes de femmes et Comité villageois de développement) des Aires Protégées et flancs de montagnes;

- Développer des Activités Génératrices de Revenu pour soutenir les activités communautaires.

Le PGICT a satisfait à trois (03) indicateurs de développement du cadre de résultats et dix (10) indicateurs intermédiaires qui en sont associés. Il en résulte que le taux de réalisation global des 13 indicateurs tels que fixés dans le cadre de résultats est d’environ de 130%. Ce taux a été tiré vers le haut, grâce en l’occurrence à la valorisation du cours du dollar de 25% par rapport au FCFA à l’évaluation du projet.

LES RESULTATS DETAILLES DU PROJET PAR THEMATIQUES:

Indicateur de développement N°1 : Zone couverte par un Système d’Alerte Précoce opérationnel conjointement géré par la Croix Rouge togolaise et le Service de la météorologie et de l’hydrologie.

Le PGICT a réalisé 23 800 km2 de superficie contre 15 000 Km2 prévus. De nouvelles acquisitions ont permis d’augmenter le nombre de sites d’installation des équipements hydrométriques : 22 plateformes locales (régionales et préfectorales) au sein desquelles se retrouvent la Croix Rouge togolaise, le Service de la météorologie et de l’hydrologie ont été installées. Ces plates-formes organisent des réunions périodiques pour assurer la surveillance des risques. Cette animation permet de rendre opérationnel le SAP sur un rayon de couverture de 10 km soit 13816km2. Le projet a doté le service de la protection civile de 04 motopompes puissantes d’une capacité totale de 360m3/h et d’une pompe submersible de 1150m3/h, soit une capacité de pompage totale de 2960 m3/h. A cela s’ajoute la réhabilitation du magasin de stockage du matériel de secours sous régional qui dispose des pompes d’aspiration et de refoulement d’une capacité 1000 m 3/h.

Le projet a équipé 30 stations météorologiques et hydrologiques dont 14 pour la météorologie et 16 pour l’hydrologie.

Le corps des sapeurs-pompiers a bénéficié de 60 radios et de 02 antennes de relais acquises par le PGICT

En outre le projet a réalisé 82 kilomètres de longueur de canaux de drainage et de berges de cours d’eau.

Indicateur de développement N°2 : Superficie additionnelle avec des pratiques de GDT et/ou des pratiques agricoles résilientes aux changements climatiques dans les zones ciblées (en Hectare).

Le projet a réalisé 48 sous-projets couvrant une superficie de 1680 hectares, et dix-sept (17) sous-projets de récupération des terres dégradées par des pratiques biologiques pour une couverture totale de 3055,9 hectares. Au demeurant, le projet a développé 08 Outils et approches de GDT introduits au niveau local à savoir : Pratique de culture en couloir, Pratique de culture en terrasse et les cordons pierreux, Usage fertilisants (muccuna, cajanus cajan), les aménagements de bas-fonds, le compostage et autres GIFS et la gestion Intégrée de Fertilités par les Ravageurs et les Champignons (GIFERC), le reboisement avec les essences locales, les foyers améliorés. Une superficie de 9582 Km2 du territoire national a été couverte par une cartographie actualisées : Une carte topographique à échelle 1/5000 de la ville de Lomé couvrant une superficie de 582 km2 a été réalisée.

Les intervention du projet en matière de GDF a couvert les aires protégées, les forêts classées et les forêts communautaires. Pour l’Efficacité de la gestion des aires protégées et forêts ciblées, le PGICT a porté à 65 le score d’efficacité de gestion des trois aires protégées ciblées dans la mise en œuvre des activités. Plusieurs activités ont permis d’améliorer ce score sur l’efficacité de la gestion des AP entre autres la formation du personnel de l’administration forestière à l’utilisation du manuel d’inspection forestière, le financement des activités AGR sur les sous-projets communautaires autour des Aires Protégées, la construction des brigades forestières pour les aires protégées d’Abdoulaye, Alédjo et Amou Mono, la mise en œuvre du plan aménagement de la forêt classée de Missahoé, l’élaboration et la validation des textes d’application du code forestier, l’élaboration de trois (03) plans d’aménagement des aires protégées d’Abdoulaye, Alédjo et Amou Mono, le suivi des placettes permanentes dans les aires protégées, la concertation entre l’administration forestière et les magistrats sur les textes en vigueur en matière forestière, le renforcement des capacités de 150 acteurs de la chaîne de contrôle forestier (gendarmerie, police, douane, collectivité territoriale, ONG et les procureurs de la république) en procédure de contrôle forestier, et la formation du personnel de l’administration forestière en qualité d’Officiers de police judiciaires (OPJ) et l’élaboration de modèles types de Procès-Verbaux à l’usage des Officiers de Police Judiciaire. Le PGICT a mis en place et restauré 7364 hectares de forêts communautaires et sacrées notamment à Bago, Koussountou, Kamboli, Tchavadè, Daoudè, Siou, Ténéga, Avévé, Amakpapé (Forêt de Yaya), etc. Un dispositif de suivi-écologique et de couverture végétale est mis en place couvrant 56000 Km2.

Indicateur de développement N°3 : Bénéficiaires directs du Projet, dont les femmes (en milliers)

Deux mille six cent cinquante (2.650) personnes dont près de 40% de femmes sont bénéficiaires des activités du PGICT. Deux cent dix milles (210.000) personnes vulnérables ont été informées sur l’adaptation et la réduction des risques de dégradation des terres et d’inondations. Cinq cent soixante (560) personnes ont été formées sur les thématiques techniques d’adaptation aux Changements climatiques, à travers une mallette pédagogique de neuf (09) modules. Neuf cent trois (903) agents à raison 400 pour l’administration publique et 503 pour la société civile ont bénéficié des formations de court séjour dans Trois 03 centres équipés par le projet. Vingt-huit (28) AGR autour des forêts communautaires et aires protégées d'Abdoulaye, Amou-Mono et Alédjo ont été financées notamment en apiculture et en élevage de petits gibiers

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Les journalistes Radio formés sur la protection de l’environnement

Les journalistes Radio formés sur la protection de l’environnement


29 octobre 2017    sadmin

LE PGICT PRODUIT LES JOURNALISTES RADIO DE L’ENVIRONNEMENT !  Une trentaine de journalistes de radio du Togo ont été formés en mai 2016 à Dapaong à la production d’émissions sur les problématiques environnementales et à l’animation de Desks Environnement dans les Rédactions. Ils sont issus des deux radions nationales, de radios communautaires et confessionnelles qui couvrent […]

Les objectifs de développement du projet sont : (i) renforcer les capacités des institutions ciblées à gérer les risques d’inondation et de dégradation des terres dans des zones rurales et urbaines ciblés ; et (ii) étendre la gestion durable des terres (GDT)dans les paysages ciblés et dans les régions climatiquement vulnérables du Togo.